Signature Marie-Madeleine


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Par deux fois le chagrin remplit le coeur de Marie; tout d'abord à la croix, puis au tombeau. Celui qui avait changé sa vie, Celui qui, comme nul autre, l'avait aimée, voici qu'Il était parti. Puis, un mot changea tout: " Miryam ".A ce mot Marie sût que son Maître et Seigneur était vivant. Qu'Il était ressuscité des morts tel qu'Il l'avait promis. Avec adoration, elle vénéra le Sauveur vivant.

Bible à lire MATTHIEU 28:1-11


La voix de l'adoration


Je connaissais Jésus depuis plusieurs années. Je faisais souvent partie de la foule lorsqu'il donnait des cours sur l'amour, la joie et la paix. Je l'ai observé réveiller des morts, guérir les malades, et chasser les démons. Mais pour moi, ce qui fut le plus important, c'est qu'Il a changé ma vie.

Dans notre groupe de femmes, plusieurs avaient eu leur vie changée par Lui. Pour beaucoup d'entre nous Il avait fait toute une différence. Oh!, on ne pouvait pas être aussi près de Lui que l'étaient ses disciples, Pierre, Jacques et les autres, mais constamment nous ressentions la chaleur de Son sourire et la douceur de Sa voix. Nous savons qu'il nous aimait autant que nous L'aimions.

Maintenant, voilà à quoi tout ça avait abouti. J'étais restée debout devant Sa croix à Le regarder mourir, Son corps torturé par la douleur. J'avais pleuré en voyant la cruauté à son égard. Les soldats romains furent tellement inhumains. Les gens de mon peuple ne L'ont pas mieux traité. Les chefs des prêtres et les scribes L'avaient ridiculisé, ils Le haïssaient tellement. Pourtant Jésus avait dit que c'était pour cette heure-là qu'Il était venu sur la terre. Tous ceux d'entre nous qui le voyaient avec les yeux de la foi savaient qu'Il sacrifiait Sa vie, ces hommes ne la Lui enlevaient pas.

Puis une chose très étrange se produisit. Un des membres du Sanhédrin se présenta à la croix. Je pense qu'il s'appelait Joseph. Il était originaire d'une ville à une trentaine de kilomètres au nord-ouest d'ici. L'homme montra au centurion un document d'apparence officielle venant du gouverneur lui donnant la permission d'inhumer Jésus dans le tombeau de sa famille. Nous le suivîmes les autres femmes et moi, parce que nous voulions savoir exactement où ils L'emmenaient.

Nous voulions préparer son corps de façon convenable en vue de sa sépulture, mais il se faisait tard. Le Sabbat commençait au coucher du soleil; on ne pouvait rien faire de plus avant qu'il prenne fin. Nous avons à peine eu le temps de faire l'essentiel. Mes amies et moi convînmes de retourner au tombeau finir notre ouvrage dès que le jour du repos serait terminé. Nous L'aimions trop pour ne pas lui préparer une sépulture digne de Lui.

Le soir suivant, dès que le Sabbat eut pris fin et que les marchés publics furent ouverts, Marie la mère de Jacques, Marie l'épouse de Cléopas, Jeanne, Suzanne et les autres (*), nous allâmes toutes ensemble à Jérusalem acheter les aromates nécessaires pour oindre le corps de Jésus. Notre plan était de retourner au tombeau tôt le lendemain matin.

Le soleil pointait à peine au-dessus des collines de Moab lorsque nous nous mîmes en route. Nous étions déjà loin sur le sentier encore obscur qui menait au tombeau de Joseph lorsque nous réalisâmes que nous avions oublié un détail important. Joseph avait fermé le tombeau avec une immense pierre. Comment ferions-nous pour enlever cette pierre? Tout en pressant le pas, nous en bavardâmes nerveusement. Nous nous sommes dit qu'on trouverait bien un moyen. Quelqu'un avait mentionné que des gardes avaient été postés au tombeau.

Toutefois, nous fûmes étonnées en arrivant au tombeau de voir que la pierre n'était pas là, du moins pas devant l'entrée du tombeau. Elle avait été roulée plus loin. Pas seulement roulée mais basculée en dehors de son trou. Les gardes étaient disparus.

D'autres surprises nous attendaient. Pendant qu'on essayait de comprendre le mystère de la pierre, deux hommes apparurent soudainement, vêtus de tuniques blanches éblouissantes. Elles ne ressemblaient pas aux toges des soldats romains, ni aux grandes soutanes blanches des Pharisiens. En fait, je voyais bien que ce n'étaient pas du tout des hommes, c'étaient des anges!

Nous fûmes tellement effrayées que nous tombâmes par terre. Les anges nous réconfortèrent en nous rappelant que Jésus avait dit qu'Il ressusciterait. Un des anges nous dit de regarder à l'intérieur du sépulcre. Pendant que les autres regardaient, je courus avertir Pierre et Jean. Quelques minutes plus tard, je revins avec eux, convaincue que quelqu'un avait volé le corps de Jésus. Les linges étaient là, pliés avec soin, mais le sépulcre était vide.

Pierre et Jean, et les autres femmes quittèrent les lieux à la course mais je préférai demeurer au jardin. J'étais abasourdie. Qu'était-il devenu de mon Sauveur? Où était-il parti? Serait-ce qu'Il fut réellement ressuscité des morts ou est-ce que son corps avait juste été placé ailleurs par les soldats? Qui le savait? Je commençai à pleurer.

Alors, j'entendis une voix derrière moi: " Femme, pourquoi pleures-tu? " Je pensai que c'était le jardinier. " Seigneur, qu'as-tu fait de Lui? "

Bien qu'il fit tout à fait jour, je ne pouvais pas voir à cause des larmes qui m'embrouillaient la vue. Il dit mon nom. " Miryam. " C'était mon nom en araméen, le nom que mes parents et mes amis utilisaient avec moi. Un jardinier ne me parlerait pas en araméen. Ni un romain. Il ne pouvait s'agir que d'une seule personne. Je me suis tournée vers mon Sauveur ressuscité et je lui dis avec adoration: " Rabbouni. " Mon coeur se remplit d'un sentiment d'humble révérence. Mon Seigneur, mon Maître, mon Sauveur, Il était là, devant moi, vivant!

Bien sûr, je suis une des douze voix de Pâques. Comment pourrais-je ne pas en être? C'était Jésus. Il était vivant. Il était ressuscité des morts. J'étais la première de ses disciples à élever ma voix en adoration pour Celui qui avait vaincu la mort. Je ne serais pas la dernière. Des milliers suivront. Venez, adorons-Le, Christ-Jésus le Seigneur!




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Une production française de

le 9 mars 1996
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