Thomas

THOMAS

la voix du doute



Jean 20:19-29 Jean 20:19-29





Le doute couvrait la face de Thomas de la même façon qu'un nuage assombrit un ciel qui autrement serait clair.
Comment pourrait-il croire en quelque chose d'aussi miraculeux que la résurrection? Est-ce que les gens prenaient leurs désirs pour des réalités? Était-ce juste un canular?
Gracieusement, Jésus-Christ fournit à Thomas les preuves dont il avait besoin. En un instant, son doute se transforma en une joie merveilleuse.
Il tomba à genoux et adora son Seigneur et son Dieu.

Il m'est impossible d'oublier cette horrible scène du Golgotha: le sang qui coulait sur le visage de Jésus, sur Ses mains, sur Ses pieds. Les gémissements d'agonie qui s'échappaient à travers les dents de ceux sur les croix chaque côté de lui. Nous nous enfuîmes, les autres disciples et moi. Nous avions peur pour nos vies. Nous pensions que les soldats romains s'en prendraient à nous maintenant. Alors cette nuit-là, nous nous sommes cachés dans des maisons un peu partout dans Jérusalem.

Durant ce temps, je ne pensais qu'à une seule chose: Il était parti. Il ne reviendrait jamais. Nos projets étaient dévastés. Tous nos espoirs étaient brisés. De toute ma vie, jamais je n'avais été aussi découragé. Tout ce pour quoi nous avions travaillé et à quoi nous avions rêvé au cours des trois dernières années venait d'être crucifié à la croix. C'était fini.

Je L'aimais. J'étais très attaché à Lui. Je croyais en Lui. Au fait, j'étais prêt à mourir pour Lui. Quand la nouvelle nous était parvenue que Lazare était mort et que Jésus irait à Béthanie, je ne voulais pas le laisser y aller tout seul. J'étais décidé à L'accompagner, même si pour ça je devais me faire tuer. Jean11:14-16

Sa mort n'avait été une surprise pour aucun de nous. Il nous avait donné des petites indications que ça arriverait un jour. Une fois Il dit qu'Il s'en irait préparer une place pour nous. Comme personne d'entre nous ne savait ce que ça signifiait, je dis: "Seigneur, nous ne savons pas où tu vas." Je ne doutais pas de Sa parole; je ne comprenais tout simplement pas (*). Jésus faisait allusion à sa mort, mais je crois bien qu'on était un petit peu lents à piger. On ne voulait peut-être pas admettre que tout ne se déroulerait pas comme nous l'aurions souhaité. Nous rêvions de régner avec Lui sur un royaume terrestre. Une couple d'autres disciples lui avaient même demandé d'être assis, l'un à sa droite, l'autre à sa gauche (*). Aujourd'hui, Il était parti pour toujours, et tous ces plans étaient réduits en miettes à nos pieds.

Puis un matin, après le Sabbat, Pierre et Jean et quelques-unes des femmes se sont rendus au tombeau. Ils affirmaient qu'il était vide et que Jésus était ressuscité des morts. Le même soir, il y eut une réunion à notre lieu de rencontre secret, mais je n'y étais pas. Jésus mort, ça me semblait inutile de nous réunir. Toutefois, selon ceux qui y étaient, Jésus leur apparut! Les jours suivants ils me répétaient constamment que Jésus était vivant, mais je ne pouvais pas le croire.

J'étais tellement abattu que je n'osais pas croire. À moins que je ne mette mes mains doigts dans les marques des clous, à moins que je ne touche à cette horrible déchirure dans Son côté, à moins que je ne le voie et ne le touche et que je n'aie la preuve qu'Il fût vivant, je ne pouvais pas croire. Ce n'est pas que je ne voulais pas croire; au contraire, c'est ce que je désirais. Mais il fallait que je croie selon mes conditions. Trop souvent je m'étais construit des espoirs juste pour les voir être anéantis. Je ne m'y ferais plus prendre.

Les autres disciples persistaient à dire qu'ils avaient vu Jésus vivant. Ils m'offraient leurs témoignages comme preuves. Mais ce n'était surtout pas le moment approprié pour me créer des illusions ni de jouer à prendre mes désirs pour des réalités. Il fallait que je voie par moi-même. Je ne voulais pas seulement entendre parler de Lui; je voulais Le toucher, savoir réellement qu'Il était vivant.

Environ une semaine plus tard ils se réunirent à nouveau dans la même salle. Cette fois j'y étais. À notre grande surprise, Jésus apparut au milieu de nous. Je savais qu'Il n'était pas passé par la porte; elle était barrée parce que nous avions tous peur. Il nous salua, mais personne n'osait répondre. Alors se produisit une chose des plus surprenante. Il m'appela par mon nom et dit: "Thomas, mets tes doigts ici, dans les marques des clous. Mets ta main dans la plaie dans mon côté, et crois."

J'étais époustouflé, sidéré. C'étaient les demandes exactes que j'avais dit que ça me prendrait pour pouvoir croire. J'avais affirmé qu'il me serait impossible de croire à moins que je ne touche à Ses mains et à Son côté. Il me disait de faire chaque chose que j'avais demandée.

Quoi dire de plus? En un bref moment Il m'a à jamais enlevé mes doutes. C'était manifestement Jésus. Je tombai à genoux et dis: "Mon Seigneur et mon Dieu."

Je suis l'une des douze voix de Pâques. J'admets que je fus la voix du doute, mais plus maintenant. Je veux que le monde sache que mon doute s'est évaporé comme la rosée du matin. Ses paroles furent pour moi une tendre réprimande. Il dit que j'avais cru parce que j'avais vu, mais ceux qui n'ont pas vu et qui ont tout de même cru sont des gens réellement heureux.

Lorsque vous rencontrerez le Christ ressuscité face à face, les voix du doute, du désespoir et du découragement seront réduites au silence. Ça doit faire place à la voix de la foi et de l'espoir, parce que ce Jésus n'est pas un sauveur mort dans un quelconque tombeau à Jérusalem. Il est le Seigneur vivant et glorieux!

Je ne doute plus. J'ai vu le Christ ressuscité. La noirceur de la nuit s'est changée en lumière du matin. La mort a été vaincue par la vie. Le Seigneur est vraiment ressuscité. Et cela change toute chose. Actes 2:22-36




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Une production française de

le 12 mars 1996
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